Affichage des articles dont le libellé est sexisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est sexisme. Afficher tous les articles

dimanche 1 juin 2008

Affaire du mariage annulé: Les propos aberrents de Ségolène Royal


Rappel des faits: Le tribunal de grande instance de Lille a annulé un mariage car l'épouse avait menti sur sa virginité. La France s'indigne. Sans surprise, Ségolène Royal, qui a perdu l'élection présidentielle parce que les hommes sont tous des méchants, est remontée sur son grand cheval de Jeanne d'Arc des temps modernes, pour dénoncer une nouvelle atteinte fondamentale aux droits de la femme et à l'égalité des sexes. Absolument ridicule...

Dans le Journal du Dimanche, Ségolène Royal déclare: "C'est une régression du droit et de la dignité des femmes. Un retour en arrière par rapport au mouvement d'émancipation des femmes, au droit qu'elles ont acquis de disposer librement de leur corps". Puis arrive la cerise sur le gâteau: "C'est parce qu'il s'agit d'une femme que cette décision a été prise. C'est inacceptable"

Il ne fait aucun doute que l'opportunisme de Mme Royal constitue la raison première de ces déclarations outrancières et démesurées. Elle désire avant tout associer son image au buzz pour augmenter sa visibilité médiatique. Il n'en demeure pas moins que la décision de justice qui a été prise n'est raisonnablement pas discutable, et qu'en la contestant, l'autoproclamée porte-parole de la condition féminine risque de jeter le discrédit sur toutes celles dont elle prétend défendre la cause.

En effet, comme l'explique Maître Eolas sur son blog, ce qui a motivé la décision du Tribunal n'est en aucun cas le fait que la mariée ait eu des rapports sexuels, mais le fait qu'elle ait prétendu le contraire, alors que la virginité était une condition déterminante pour le mari, sans laquelle il ne se serait pas engagé. Le problème n'est donc pas que cette femme ne dispose pas de la liberté de son corps, mais bien qu'elle n'est pas prête à assumer d'avoir eu des rapports sexuels. D'autre part, il s'avère qu'interrogée durant le jugement, la mariée a consenti à la procédure de nullité. Contrairement à ce que prétend Mme Royal, la décision n'a pas été prise parce qu'il s'agit d'une femme, mais simplement parce qu'elle était parfaitement légitime aux yeux de la loi et que les deux parties ont manifesté leur accord.

En tenant ces propos véhéments et surtout indéfendables, Ségolène Royal fait tout sauf défendre la cause féminine. Elle tombe dans le cliché de la femme éternelle victime. Le mariage n'est-il pas avant tout l'expression d'une confiance réciproque? Personnellement, je vois mal comment l'image d'une femme qui ment à celui envers lequel elle désire s'engager contribue au maintien de la dignité de la condition féminine. Je ne suis pas non plus persuadé que la majorité des femmes tiennent à être perçues de la sorte.

Lire la suite..

samedi 27 octobre 2007

Evolution des pratiques sexuelles en France


La très sérieuse enquête "Contexte de la sexualité en france", rendue publique au cours de cette année, fournit un panorama complet sur la sexualité des Français au 21ème siècle, et également sur l'évolution des moeurs, puisque des enquêtes similaires avaient été réalisées en 1970 et 1992.

D'un point de vue général, les résultats sont prévisibles, et conformes aux effets de la libération sexuelle:


  • Baisse de l'âge du premier rapport sexuel: En un demi siècle, l'âge moyen du premier rapport chez l'homme est passé de 18,8 ans à 17,2 ans et de 20,6 ans à 17,6 ans chez les femmes

  • L'augmentation du nombre de partenaires sexuels déclarés est en hausse chez la femme: 4,4 en moyenne, contre 1,8 en 1970 et 3,3 en 1992. de son côté, l'homme mentionne en moyenne un chiffre de 11,6. Cette importante différence s'explique par le fait que les femmes ne mentionnent pas l'ensemble de leurs partenaires, mais se limitent à ceux "qui ont compté dans leur vie"

  • La fréquence des rapports sexuels varie peu, sauf pour les femmes de plus de 50 ans: les femmes en couple de plus de 50 ans n’étaient que 53% à déclarer une activité sexuelle dans les 12 derniers mois dans l’enquête de 1970,elles étaient 77% dans l’enquête de 1992 et sont près de 90% aujourd’hui.

  • L'inactivité sexuelle frappe une partie des couples: 16% des femmes et 15% des hommes en couple depuis plus d’un an rapportent n’avoir eu aucun rapport sexuel pendant au moins trois mois consécutifs lors de l’année qui vient de s’écouler. Quand la relation dure depuis 2-3 ans, 13% des femmes et 10% des hommes déclarent ne pas avoir eu de rapports sexuels pendant au moins 3 mois, et 17% des femmes et 16% des hommes lorsqu’elle dure depuis plus de 6 ans

  • Rapports homosexuels: 4,0 % des femmes et 4,1% des hommes de 18 à 69 ans déclarent avoir déjà eu des pratiques sexuelles avec un partenaire du même sexe, ce qui représentent une augmentation notable chez les femmes (2,6% en 1992)

  • Plus de 90% des hommes disent avoir déjà pratiqué la masturbation, contre seulement 60% des femmes. En 1992, 42% d'entre elles seulement disaient s'être masturbées

  • Explosion des pratiques orales: Aujourd'hui, plus de 80% des femmes on déjà pratiqué la fellation. Dès l'âge de 25 ans, deux tiers d'entre elles déclarent la pratiquer régulièrement. 85% des hommes et femmes ont expérimenté le cunnilingus, et 70% le pratiquent souvent ou parfois

  • La sodomie progresse: En 1992, seulement 24% des femmes et 30% des hommes déclaraient en avoir fait l’expérience, alors qu’en 2006, ils sont respectivement 37% et 45%. Cependant, cette pratique semble occasionnelle: entre 25 et 49 ans, les femmes sont seulement 12% à dire qu’elles la pratiquent souvent ou parfois (15 à 18% pour les hommes de 20 à 49 ans)

L'enquête met en évidence une continuité des divergences dans la représentation de la sexualité entre hommes et femmes. Si les femmes ont désormais une vie sexuelle plus diversifiée, comme le montrent les chiffres, elles restent toutefois peu nombreuses à envisager la sexualité en dehors du cadre d’une relation amoureuse. Ainsi, les hommes de 18 à 24 ans sont deux fois plus nombreux que les femmes à considérer que l’on peut avoir des rapports sexuels avec quelqu’un sans l’aimer (57% contre 28%).
L'enquête conclut que "ces divergences s’inscrivent dans une vision du monde qui voit dans la les différences biologiques la cause essentielle des différences hommes/femmes en matière de sexualité", avec à l'appui, la statistique suivante: Les femmes et, dans une moindre mesure, les hommes adhèrent majoritairement à l’idée selon laquelle les hommes auraient "par nature plus de besoins sexuels que les femmes" (75% des femmes et 62% des hommes).

Notons le caractère sexiste de l'étude, qui considère le recours à la prostitution comme une activité exclusivement masculine. Un récent article publié sur ce blog prouve pourtant le contraire...

Lire la suite..

lundi 22 octobre 2007

Sexisme à la télé: Carton rouge à Envoyé Spécial

En matière de délire féministe, je crois que le reportage Gambie, Charter pour l'Amour, diffusé par France 2 dans le magazine Envoyé Spécial atteint des sommets. On y traite d'un sujet brûlant: le tourisme sexuel.
Conséquence directe de l'explosion des flux de migrants ainsi que du décalage croissant entre les pays pauvres du sud et les pays riches du nord, ce phénomène est à juste titre communément considéré comme un fléau, une instrumentalistion de l'être humain, une industrialisation des corps. En payant pour un service, sexuel en l’occurrence, le touriste sexuel achète la liberté d’une personne sur laquelle, un temps compté, il a tous les droits. Y compris celui de réduire cette personne à l’état de "bien" marchand.

En Gambie, débarquent chaque semaine des milliers de femmes venues de toute l'Europe (Pays-Bas, Allemagne, Angleterre, Suède, France) qui exploitent sans le moindre scrupule la misère humaine et s'achètent à bas prix durant leur séjour la compagnie d'un Bombstar obligé de se prostituer pour survivre, aider sa famille et tenter d'échapper à son destin. La reporter présente ces hommes, mineurs pour une partie, de la façon suivante:
"Sans emploi, sans avenir, ils vivent aux abords des plages et sont à l'affut de la moindre commission qui les aidera à survivre. Leurs proies, les touristes européennes qui affluent ici en masse"
Comment peut-on dans un tel contexte justifier l'usage de poncifs féministes qui consistent à présenter systématiquement la Femme comme une victime? Il est, à mon sens, particulièrement indécent de tenter d'inverser les rôles ici. Les proies ce sont les prostitués, les prédatrices, les touristes.

Plus loin,on nous présente Odette, qui vit désormais "7 mois de l'année loin de sa Hollande. Là bas, elle laisse derrière elle 2 enfants, une vie bien organisée, et une brillante carrière d'informaticienne. A 48 ans, Odette a enfin décidé de s'occuper d'elle". Ici également, la journaliste déculpabilise le personnage, en présentant le tourisme sexuel comme une simple activité de loisir, une alternative à un possible séjour en thalassothérapie où l'on "s'occupe de soi".

Encore plus fort, l'histoire de Nora: "Nora a rencontré son compagnon il y a 6 ans, alors qu'elle était en vacances avec son mari (...) Pour Nora, le coup de foudre a été immédiat, sans appel (...) J'ai été tellement saisie, que j'ai fait une photo, et cette photo...je suis tombée amoureuse avec cette photo...juste avec la photo." La suite? "Nora a tout quitté: Son mari, son travail, son pays, l'Allemagne"
Tout nous est présenté comme si Nora était une victime. La vraie victime dans l'histoire, n'est-ce pas le mari qui est parti en vacances avec sa femme et qu'on abandonne sur un coup de tête, pour une utopique relation amoureuse, pour une histoire sans aucun avenir possible puisqu'une des deux parties agit sous la contrainte avec pour unique objectif de tenter d'échapper à sa condition de misère?

A cet égard, le témoignage d'un jeune Gambien, pris dans l'engrenage, ne laisse d'ailleurs planer aucun doute: "Ce n'est pas bon pour moi. Je ne suis pas heureux de faire ça. On le fait tous parce qu'on est pauvre, on doit se nourrir, nourrir sa famille. Et puis chez nous, même si on est pauvre, on a des principes. Quand vous êtes avec une femme blanche et vous dîtes je suis amoureux, certains vous disent c'est pas vrai, elle se sert de toi (...) Notre loi est claire: Quand on est musulman, on n'a pas le droit d'avoir de petite amie en dehors du mariage. Sans la pauvreté, personne ne ferait ça ici..."

Nora est amère que son compagnon fréquente désormais d'autres touristes, mais à ses demandes de mariage, à sa volonté d'aller en Europe, elle n'a jamais rien répondu d'autre que "Je ne pourrais pas faire ça, je n'ai plus rien à faire là-bas"



Lire la suite..

vendredi 19 octobre 2007

Les femmes matent plus que les hommes !


Deux chercheurs du Centre de Neurosciences du Comportement d'Atlanta (CBN) ont utilisé des techniques d'eye-tracking pour analyser la direction du regard d'hommes et de femmes lorsqu'on leur soumet des photographies à caractère sexuel.

L'étude démontre que le comportement des femmes est lié à leur statut hormonal (les femmes sous contraception hormonale portent leur attention plus facilement sur les parties génitales des messieurs) et met fin à de nombreux clichés puisque:


  • Les hommes regardent d'abord les visages des femmes sur les photos, avant toute autre partie du corps

  • Les femmes s'attardent plus longuement sur les photos représentant des scènes d'actes sexuels que ne le font les hommes

  • Les hommes portent plus longtemps leur attention sur le visage que les femmes

  • Les hommes et les femmes regardent aussi longtemps l'un que l'autre les attributs sexuels


L'étude prouve donc bien que la vidéo ci-dessous n'est que pure fiction...


Lire la suite..